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Méchantes gens
Les langues sifflent,
Elles me transpercent les yeux.
Sous les ailes blanches,
Ces oies cachent leur venin.
Les couleurs se dilatent.
La pénombre fait place,
A l'obscurité de leurs prunelles.
Leurs expériences s'élèvent
Loin du monde.
Les paroles restent étanches.
Et leur fortune s'émancipe.
Elle se propage,
Tel un mycélium
Sur une larme sucrée.
Mes sens sont voilés,
L'ironie est enflammée.
Je demeure misérable.
Je ne possède qu'un regard,
Authentique espoir,
Qu'est mon labeur et mon pain.
Leur rire rampe sournoisement,
Il est acharné
Et ne semble que paraître.
Les pensées sont hermétiques.
Ils ne parlent que d'eux,
Le nombril aux aguets.
Je me retrouve seule
Sur un plancher de béton,
Une tombe en perdition
La chaleur m'oppresse,
Elle me remplit de sueur amère
J'étouffe et j'ai peur.
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