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poèmes
Contagion

Femmes libérées,
Opportunistes ou idéalistes.
Vos idéaux sont épars.
Vous défendez des convictions fortes,
Dont vous sous-estimez la contagion.
Vous proclamez votre indépendance
Par le biais de votre rétribution.
Mais, derrière vous,
Vous laissez tout !
Le noyau s'est détendu,
La peinture s'est écaillée,
Les apparences sont tombées
Sous l'amertume de la vérité.
Il n'existe plus de cohésion.
Juste un éclatement.
Un déchirure sanglante,
Un traînée de neige flamboyante.
Il n'y a que souffrance
Sous vos pieds calcinés.
Le brasier est allumé
Et la réalité est rouge.
Enflammée de larmes.
Elles coulent sur leurs joues roses.
Et lui, vous ne le voyez même plus.
Il paraît minuscule,
Face à l'amplitude de vos ambitions.
La brûlure est glaciale.
Tapageuse, vous avez mis le feu.
Est-ce un incendie en vogue ?
Car la réflexion n'a que peu duré.
Les papiers sont bientôt signés.
Le sacrement ardent est brisé.
Et vous êtes libres,
De ces terribles obligations.
Vous resterez seules,
Aveuglées par votre cupidité,
D'avoir trop demandé.
© aurélia
webmaster            mise à jour: 12 novembre 2000